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LETTRE
ENVOYEE PAR L’ASSOC.AMICI DELL’ARMENIA
BAGNACAVALLO Italie A TOUS LES LES
PREMIERS MINISTRES DES 25 PAYS MEMBRES
Bagnacavallo le 4 Décembre
2004
A
l’attention de MR le PREMIER MINISTRE
TONY BLAIR ANGLETERRE,
Nous
nous permettons de vous adresser cette lettre pour vous faire
part de nos inquiétudes concernant l’adhésion de la
Turquie à l’U.E. La Turquie a connu un processus de réformes
légales et administratives sans précédent ces dernières
années. Mais, en
même temps, elle a sensiblement durci ses activités
à l’encontre de la liberté d’opinion sur son territoire,
maintenant une politique fortement répressive à l’égard
de ses minorités, elle continue à nier le génocide perpétué
par l’empire Ottoman en 1915, elle maintient le blocus à
l’encontre de son voisin l’Arménie. En particulier, les
préjudices traditionnels contre les minorités non musulmanes
sont maintenus vivaces par le système d’éducation publique
et par les médias. Cette attitude est en nette contradiction
avec les critères de Copenhague dont le respect est la
condition préalable à l’ouverture des négociations en vue
de l’adhésion d’un nouvel État membre.
Rappelant
les critères de Copenhague et les résolutions du Parlement
européen (Juin 18 -1987 au 1 avril 2004) faisant de la
reconnaissance du génocide des Arméniens une condition préalable
à une éventuelle adhésion de la Turquie à l’UE, nous
exprimons nos soucis concernant cette attitude négationniste.
Nous protestons aussi contre la campagne de haine relancée
par le ministre turc de l’éducation, le Dr. Hüseyin Çelik,
qui a inclus le négationnisme officiel du génocide
commis contre les populations chrétiennes de l’empire
ottoman, faisant 3.5 million de victimes entre 1912 et 1922.
Pour ces raisons, nous désirons attirer l’attention de
l’UE sur la nécessité d’instaurer des réformes
profondes dans le système d’éducation et dans le contrôle
des medias qui sont tous deux les principaux vecteurs de cette
haine. Ils forment l’opinion publique et ils sont donc les
premiers responsables de la perception extrêmement négative
envers les minorités non musulmanes en Turquie. Ils portent
également la responsabilité des attaques qui en découlent,
et que les récentes réformes n’ont en rien jugulé, contre
les institutions représentant ces communautés non musulmanes :
les églises, les synagogues, les écoles, etc.
Nous
sommes profondément convaincus que la reconnaissance du génocide
des Arméniens par la République turque et le levé du blocus
imposé à l’Arménie depuis
plus de 10 ans, contribueront à la stabilisation de la région
et au développement économique
des deux pays. La réconciliation de ces deux pays doit
être basée sur la vérité historique par un
dialogue entre les deux pays et des efforts communs.
Ci-joint
vous trouverez les textes de la résolution adoptés par le
Parlement Européen en 1987, 2000, 2002, par le gouvernement italien ainsi que la liste
des quarante-trois
municipalités italiennes qui ont
tous reconnu officiellement le génocide armenien .
Nous
demandons donc l’engagement total
de cette responsabilité de la
part de la Turquie.
Nous
vous remercions de
votre attention.
Le
president Alice
Tachdjian
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LETTRE
DU MAIRE LAURA ROSSI
MUNICIPALITE
DE BAGNACAVALLO RAVENNE)
Italie DU 4-12-2004 (à
tous les premiers ministres)
Bagnacavallo
le 4 décembre 2004
Au Président du Parlement
Européen
Aux 1er ministres de 25 pays de l’U.E
La Municipalité
de Bagnacavallo (Italie) tout comme
38 autres municipalités
parmi lesquelles Milan, Rome et Venise, le Parlement Italien
et l’Etat du Vatican, ont reconnu officiellement le « Génocide
du peuple arménien » perpétré par le gouvernement
turc de 1915 et qui n’a jamais été admis par la Turquie.
Pour cette raison, au moment où le Parlement
Européen se prépare à examiner la demande d’adhésion
de la Turquie à l’Union Européenne, nous demandons
un engagement de
la responsabilité pleine et totale
du génocide des Arméniens de la part de la Turquie,
tout comme il a été déjà indiqué par les résolutions du
Parlement Européen du 18 juin 1987, du 15 novembre 2000 et du
28 février 2002. Un
tel engagement de responsabilité représente la première
condition, sans aucune renonciation,
pour procéder , le 17 décembre prochain, à l’examen
de la demande de la Turquie pour
adhérer à l’Union Européenne.
Nous sommes profondément convaincus que la
reconnaissance du Génocide et la levée du blocus imposé à
l’Arménie depuis plus de dix ans, contribueront à la
stabilisation de la région et au développement économique
des deux pays.
Nous vous envoyons
sous ce pli les textes des résolutions du Parlement
Européen, la motion de la Chambre des Députés Italienne du
17 novembre 2000 et la liste des 25 pays adhérents à
l’Union Européenne qui seront à Bruxelles le 17 décembre
2004, auxquels nous envoyons la copie intégrale de la présente
lettre.
Nous croyons sincèrement que notre initiative
mérite toute attention parce qu’elle tend à
la tutelle et à la promotion les valeurs
civiles et démocratiques qui sont à la base de la
Constitution Européenne auxquelles la Turquie devra
se conformer pour
qu’il lui soit reconnu le droit de faire partie de la
grande famille européenne.
Nous remercions de l’attention et nous vous
envoyons nos meilleures salutations.
Le Maire
Laura
Rossi
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